Petit instant publicitaire, justifié par mon éloignement plein de nostalgie de cette capitale que j’aime tant…
Deux soutenances auront très bientôt lieu à l’Institut Français de Presse, sur des sujets qui m’intéressent au plus haut point (il faut espérer que des .pdf sortiront bien vite)
- Tout d’abord, Céline Ferjoux présentera sa thèse Discours de l’innovation et médiations de la programmation. La télévision à l’heure numérique le 21 novembre (lieu et horaire) :
Ce travail de recherche doctoral en sciences de l’information et de la communication propose d’appréhender un média, la télévision, en France, au printemps 2005. Cette période correspond à un épisode de mutation qui voit l’ancienne télévision analogique migrer vers un environnement numérique et informatique.
Notre propos cherche à explorer la notion de média en articulant trois dimensions : le contexte, le discours et le format. Il s’agit d’explorer des mécanismes qui configurent les pratiques médiatiques, au printemps 2005, à travers : la définition d’un contexte d’innovation technique, l’analyse de discours d’actualité qui affirment des lignes éditoriales et enfin, la valorisation de la programmation et la conception de formats de programmes qui intègrent la culture numérique.
Les objets construits au cours de cette recherche sont des formes médiatiques, composées de codes identifiables et marquées par le contexte culturel de leur production. En tant que pratique médiatique, la programmation télévisuelle est transversale. Elle assure une continuité entre les trois dimensions : le contexte dans lequel elle est agencée, les discours qui la prennent pour objet, enfin, les codes et formats télévisuels qu’elle intègre. Notre projet consiste à étudier la programmation télévisuelle comme un objet médiatique complexe, configuré par les enjeux techniques, industriels et économiques liés à la diffusion d’une innovation.
Ainsi, dans une première partie, les modalités de la médiatisation des choix de programmation seront appréhendées en observant les discours d’actualité produits et diffusés le 31 mars 2005, à l’occasion du lancement en France de la télévision numérique terrestre. La nature éditoriale du média télévision, et la programmation comme objet de discours d’autopromotion seront mises en évidence. Puis, dans une deuxième partie, les nouvelles formes de la médiation de la programmation seront examinées à travers un corpus web, composé des pages des sites des chaînes de télévision pré-numériques.
- Ensuite, c’est Alan Ouakrat qui soutiendra sa thèse Publicité en ligne sur les sites de presse issus de l’imprimé. Construction du marché, logiques de fonctionnement et perspectives d’évolution le 5 décembre (lieu et horaire) :
Le marché de la publicité en ligne est un marché complexe, instable et en mutation. Notre thèse décrit et explique le fonctionnement de ce marché pour les sites de presse issus de l’imprimé. A partir d’une enquête qualitative, s’appuyant sur des entretiens semi-directifs auprès de professionnels occupant des postes à responsabilité dans les milieux de la presse et de la publicité sur le web, nous analysons la construction du marché et ses logiques de fonctionnement. Ces dernières interrogent la continuité du modèle publicitaire de la presse sur ce média. Notre objectif est de comprendre la manière dont la valorisation marchande de l’audience y évolue pour les sites issus de la presse imprimée. Les modes de quantification et de qualification de l’audience se transforment et marquent l’affrontement entre une logique issue de la publicité média et une autre relative au marketing direct, tirant parti du caractère interactif de la publicité en ligne. Trois dimensions complémentaires structurent notre travail : l’évolution de la relation marchande entre les éditeurs et les annonceurs et la manière dont elle est outillée (partie 1) ; l’inscription du marché dans un contexte socioéconomique imposant des contraintes spécifiques et une tension autour de modes de qualification alternatifs du produit publicitaire (partie 2) ; le rôle joué par l’appropriation des innovations techniques par certains acteurs ainsi que la mesure dans laquelle cette appropriation détermine, au moins en partie, l’évolution de l’activité publicitaire (partie 3).
Bref, deux travaux qui s’annoncent intéressants et que je suis impatient de lire. En espérant que des parisiens pourront me faire un résumé de ces soutenances.
